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26 octobre 2007

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Voici les sites qui parlent de Tu n'as rien à me dire. Tu n'es pas mon père. :

Commentaires

Mossieur Resse

A mon humble avis d'adulte élevé en famille monoparentale, et dont le père eut une deuxième femme, 'que je n'ai jamais considèré comme ma belle mère", le père (ou la mère) c'est évidemment le géniteur. Et si l'enfant se satisfait du parent de remplacement, c'est à lui de le dire. C'est à lui que revient le droit de le reconnaitre OU NON comme tel. Votre comparaison avec le jardinier est spécieuse. D'ailleurs on sait bien que bien des enfants nés sous "X" n'ont à l'âge adulte qu'une envie, retrouver leur mère "biologique". Ce lien là, n'en déplaise aux adeptes des "nouvelles parentalités", n'est pas qu'une vue de l'esprit. On tente de l'imposer comme telle pour coller aux évolutions sociétales, mais c'est faire peu de cas de la notion de lien. Ce n'est pas parce qu'elle complique le sujet qu'il faut faire comme si elle n'existait pas.

Amelie Gahete

Bonjour,
Il ne me semble pas avoir dit qu'une parentalité en remplace une autre. Simplement, dans l'exemple cité, il se trouve que l'enfant ne peut pas toujours parler, dire, choisir. D'ailleurs, l'enfant choisit-il les séparations et autre aléas de l'existence de ses parents ?
Si des enfants nés sous "X" ont, plus grands, l'envie et le besoin de retrouver leur génitrice, d'autres font un autre choix.
En l'occurrence je n'évoquais pas ce cas de figure. Il se trouve que le père biologique de l'enfant fut déchu de ses droits parentaux et choisit de repartir vivre dans son pays d'origine. Mais peu importe.
Peu importe parce que le père que j'ai écouté, a réalisé qu'il n'arrivait pas à dire à cette jeune adolescente : Je t'aime et quant à moi j'ai choisi de t'élever, de t'accompagner à grandir, comme un père le ferait.
Qu'elle le considère comme "son" père est leur histoire à eux.

On peut parler de la recherche éperdue du 'fantôme' qu'on a pas connu, qui a choisi l'abandon, sous 'x'. Mais il s'agit d'une quête, la plupart du temps, de connaître à la fois les raisons de l'acte, et de la recherche du visage de celle (ou celui) qui n'a pas assumé d'être parent. Une fois dans sa vie.
Mais ceci n'est pas un sentiment d'amour. C'est une question sans réponse et dont on va chercher celle-ci.

Dans la situation que j'évoque, le père, qui l'a élevée depuis qu'elle est toute petite, a pu s'exprimer. L'adolescente et lui ont parlé des origines de la première, laquelle ne se souvenait plus de son père, et qu'elle n'a, d'ailleurs, nulle envie de voir. La phrase "tu n'es pas mon père" était pour elle logique compte tenu de leur histoire, comme un autre adolescent, vivant avec ses parents, peut dire : - Je ne vous ai pas choisis.

La question n'est pas d'être "adepte" des nouvelles parentalités, mais à mon sens, de devoir les constater, si tant est qu'on veuille aider ceux qui en souffrent à faire avec cette souffrance, et faire avec les sentiments de colère, d'incompréhension, d'affection, si ambigus fussent-ils, qu'ils éprouvent malgré tout.

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